Le mystère derrière l'invasion des téléphones Garfield sur la plage est enfin résolu

Comme le début d'un bon fil d'horreur, l'arrivée des premiers téléphones Garfield intervient dans le sillage d'une tempête au large des côtes françaises au début des années 1980. Pour les habitants vivant le long d'une plage de la baie de Brest, les premiers ont dû être amusants. Après tout, qui n'aime pas le chat de bande dessinée le plus paresseux et obsédé par les lasagnes au monde? Malheureusement, le rire s'est rapidement transformé en agacement alors que les reliques orange et souriantes de l'âge du téléphone fixe ont continué à échouer au cours des 35 années suivantes.

"Cela ne s'arrête jamais", a expliqué à France Info Claire Simonin Le Meur, présidente d'Ar Viltansoù, une association locale de nettoyage de plages. "A chaque (plage) propre, nous récupérons trois ou quatre téléphones, complets ou en morceaux."

Les téléphones, parfois retrouvés intacts, sont devenus un symbole de pollution plastique maritime. (Photo: FRED TANNEAU / Getty Images)

Pendant des décennies, il a été correctement supposé que l'invasion des téléphones n'était pas l'œuvre d'un esprit marin mécontent et obsédé par la bande dessinée, mais un conteneur d'expédition perdu en route vers des rivages lointains. Plus tôt cette année, lorsque les téléphones Garfield sont devenus l'objet d'un article sur la pollution marine, le mystère a finalement commencé à s'effacer.

"À l'époque, j'avais entre 19 et 20 ans", a révélé à France Info René Morvan, un fermier qui a lu l'article. "Il y a eu une grosse tempête. Avec mon frère, nous avons vu des téléphones partout sur la plage. Nous sommes des gars de la côte, nous avons décidé d'aller voir."

L'emplacement de la tanière du félin en plastique. (Photo: France 3 Bretagne / YouTube)

Le Morvan a escorté Le Meur et son équipe jusqu'à une grotte marine accessible uniquement à marée basse. Là, coincés profondément dans les rochers à l'arrière du tunnel, se trouvaient les restes d'un conteneur d'expédition. Autour de lui, il y avait des téléphones Garfield, des fils et d'autres morceaux orange de plastique usé par la mer.

"Le mystère est résolu", a expliqué Dominique, un volontaire d'Ar Vilantsou. "Nous avons trouvé notre trésor."

Gratter la surface

Bien que le conteneur perdu aide à raconter une partie de l'histoire derrière les téléphones Garfield, les militants écologistes ne sont pas convaincus que c'est la seule source de pollution plastique. D'une part, il était surtout vide; d'autre part, les téléphones continuent de se laver à terre.

Rien qu'en 2018, selon le groupe de nettoyage des plages, plus de 200 pièces ont été collectées. Il est fort possible que plus d'un conteneur d'expédition rempli de téléphones orange ait été perdu cette nuit fatidique.

Connaissant Garfield, les chances sont extrêmement bonnes que ce soit arrivé un lundi.

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